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Questions fréquentes

Nous avons rassemblé ici les réponses aux questions les plus courantes que se posent les personnes souffrant de dépression post-partum. Si vous avez une question à laquelle nous n'avons pas encore répondu ici, n'hésitez pas à nous contacter par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Combien de temps dure une dépression post-partum?

Une dépression post-partum peut durer entre quelques semaines et quelques années. Pour la moitié des femmes elle dure moins que 3 mois. Pour un dixième elle dure plus qu’une année. Il est important de chercher rapidement de l'aide. Puis, il est important de savoir qu'aussi 10 % des pères tombent en dépression post-partum.

Faut-il un traitement avec des médicaments?

C'est une question très fréquente à laquelle des professionels de la santé doivent reprendre. Tout dépend de l'état de santé des parents. En cas de pensées suicidaires ou d’une psychose, là oui et si les autres tentatives de thérapie ont échoué ou n’ont pas amélioré la situation, les spécialistes conseillent souvent la prise des médicaments. Dans d’autres situations, ils sont utiles et peuvent aider : ils accélèrent la guérison et peuvent faire en sorte que les symptômes s’affaiblissent afin que la personne soit réceptive pour une psychothérapie.

Est-ce que la dépression post-partum est nocive pour mon enfant?

Beaucoup de parents sont inquiets que la dépression post-parum est nocive pour l’enfant, surtout si les mères souffrent déjà à la base de craintes ou qu’elles ne ressentent aucun amour pour le bébé. Il faut savoir que pour une maman dépressive, il est très difficile de réagir de manière appropriée et de cacher sa tristesse. Mais à savoir qu’il en faut beaucoup pour que le développement de l’enfant soit à long terme perturbé. Il est important que des proches sont présents pour le(s) enfant(s) et qui donnent l'amour nécessaire. 

Est-ce que la dépression post-partum a un sens?

Il s'agit d'une question personnelle à laquelle la personne peut juste répondre. Avec le recul beaucoup de parents disent qu'ils ont appris quelque chose. Les unes se connaissent mieux et ont appris à mieux gérer leur quotidien, les autres n’en tirent aucune chose positive. Si vous êtes dans la crise, il est inutile et fortement déconseillé de se poser cette question à cause de voir aucune chose positive. On peut faire le bilan quand on se sent bien.

Peux-j'avoir un autre enfant après avoir vécu une DPP?

Oui. Le plus important sera tout d’abord s'interroger sur les causes (par exemple : problème de couple) et que la DPP soit guérie. Nous vous conseillons de discuter avec votre spécialiste de la santé de votre souhait d’avoir un autre enfant et les soucis associés. Dès la nouvelle grossesse nous vous conseillons d'informer tous les spécialistes qui vous accomagnent (gynécologue, sage-femme...) et l’institution où vous allez accoucher que vous avez souffert d’une DPP. Il serait aussi raisonnable de se faire accompagner durant la grossesse ainsi qu’après l’accouchement par un(e) psychologue ou psychiatre spécialisé(e) dans le post-partum.

A combien s’élève le taux de rechute?

Le taux de rechute est très élevé surtout pour une 2ième grossesse mais pas seulement. Une étude montre un taux de rechute de 80% chez les femmes qui n’ont pas eu d’autres enfants. Le risque de tomber malade d’une dépression est plutôt élevé chez les mères de petits enfants et chez elles qui ont une prédisposition pour la dépression.

Faut-il parler de dépression postNATALE ou postPARTALE?

Le terme de la dépression postnatale est plus courant que celui de la dépression postpartale (essentiellement utilisée en allemand). Postnatale signifie « après la naissance » (concerne l’enfant) et postpartale signifie «  après avoir accouché » (concerne la mère). Le terme correct sur le niveau médical (en allemand) est donc « dépression postpartale». La DPP existe partout dans le monde. Les symptômes et la fréquence peuvent varier entre les cultures. Le plus haut taux se situe en Amérique du Sud suivi par l’Europe et l’Amérique du Nord ; le taux le plus bas se situe en Asie. Plus à risque sont surtout des mères de culture très différente qui déménagent dans un pays industriel car leurs racines n’y sont pas et à la base l’adaptation culturelle est déjà stressante. Il existe des sociétés avec des modes de vie traditionnels qui utilisent des rituels et des coutumes pour décharger voir chuchoter la mère qui a donné naissance à un enfant. Cela diminue l’épuisement corporel et émotionnel. Pourtant ces rituels peuvent aussi être ressenti comme un dérangement ou une restriction.

La dépression post-partum – une dépression atypique?

Autrefois une dépression post-partum était considérée comme une dépression atypique. On supposait que la dépression post-partum se diffère d’autres dépressions par une anxiété élevée, une irritabilité et une humeur dépressive légère. De nos jours, on sait que les symptômes sont les mêmes – mais le contenu est différent. 

La dépression post-partum se diffère aussi par ses conséquences. Si un parent souffre d’une DPP et la maladie n’est pas diagnostiqué ou la mère  ou le père est mal soignée, cela peut avoir des conséquences négatives sur toute la famille, le/la partenaire, les frères et sœurs ainés (du bébé) et les grands-parents.

Il est important de savoir qu'il existe fréquemment - aussi sans dépression - des troubles obsessionnels-compulsifs ou des troubles anxieux après un accouchement. Les symptômes de ces trois maladies se superposent et il est parfois difficile de les distinguer les uns des autres. Les symptômes de l’épuisement se différencient également très difficiles des symptômes de la dépression post-partum.

Dans quel période peut survenir une dépression post-partum?

Le terme post-partum se réfère sur la période des couches, c’est-à-dire les premières 4 à 6 semaines après l’accouchement. Mais dans beaucoup de cas, la dépression ne survient que quelques mois après. Dans la littérature nous parlons de nous jours d'une période de 6 mois jusqu’à 1 an après l'accouchement. 
La période entre le début de la grossesse jusqu’à l’entrée au jardin d’enfants de l’enfant est sujette à une dépression post-partum car c’est une phase dans notre société dans laquelle le couple mais en particulier la mère se retrouve seule avec l’enfant et elle doit souvent s’adapter à ce nouveau rôle.

La dépression post-partum arrive-t-elle toujours à la naissance d'un premier enfant?

Non. Elle peut survenir après chaque accouchement. Si vous n’avez pas souffert d'une maladie post-partum auparavant, il se peut que vous ayez une dépression post-partum lors d'un autre accouchement.

Peut-elle survenir à toutes les femmes et hommes?

Oui. La maladie peut survenir à tous les parents. Les nouvelles mamans avec des circonstances extérieures idéales ont souvent beaucoup de difficultés d’accepter cette maladie car elles se sentent coupable et elles ont honte d’être malheureuses sans raison particulière.

Est-ce que la dépression post-partum est une invention de notre temps?

Non. Déjà Hippocrate a décrit les symptômes en 460 avant Jésus-Christ. La maladie a eu plus d’attention chez les experts en 1858 quand le médecin Louis Victor Marcé a décrit les symptômes de la maladie et en 1980 a été créé l’Association Marcé. Malheureusement, la dépression post-partum a été bannie de la littérature parce qu’elle était mise ensemble avec d’autres maladies psychiques. A partir des années 50, on prêtait à nouveau plus d’attention à cette maladie (dans les régions anglophones). Au milieu des années 60, elle a été enfin étudiée systématiquement. Les régions germanophones ont montré un intérêt seulement à partir des années 80.

Actuellement, la DPP est bien connue chez les spécialistes mais encore peu présente dans notre société. Cela est d’autant plus étonnant vue que cette maladie est la plus fréquente pendant le post-partum.